Contrôle technique pour 2 roues : pourquoi n’est-il pas obligatoire ?

Publié le : 30 novembre 20213 mins de lecture

Les directives européennes ont instauré des contrôles techniques pour les véhicules à deux et trois roues afin de réduire le nombre d’accidents, la pollution de l’environnement et le bruit. En France, le gouvernement a décidé que l’exécution était impossible. À terme, au 1er janvier 2022, il n’y aura pas de contrôle technique moto en France. Pourquoi?

Contrôle technique

Il s’agit du contrôle de conformité et de l’entretien des pièces à deux et trois roues: freins, direction, émissions polluantes, etc. Dans un garage agréé. Cette directive européenne avait pour objectif de réduire les risques de pollution et d’accidents. Ce règlement ne s’applique pas aux véhicules à deux-roues qui ne sont pas soumis aux contrôles réguliers tous les deux ans comme avec toutes les voitures.

Enfin, cela devrait changer prochainement lorsque l’Union Européenne publiera des directives introduisant des contrôles techniques pour toutes les motos et scooters à deux ou trois roues à partir de 2022. Cependant, si la mesure apparaît aussi rentable, il faut noter que la mesure est déjà en vigueur à partir de 2020 dans plusieurs pays, alors que la France a demandé un délai de deux ans.

L’association des motards n’a pas voulu le contrôle technique

Il n’est pas utilisé en raison d’un entretien beaucoup plus régulier, selon l’Association des Motards. Que les voitures et motos à faible kilométrage qui ne justifient pas cette fréquence: ces contrôles entraîneront des pénalités financières pour les usagers sans améliorer la sécurité. 

Enfin, la France prendra du recul sur cet engagement sociétal. Selon le communiqué de la FFMC cité par BFMTV, le Ministère de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures et des Transports a reconnu qu’une telle mise en œuvre était impossible et a promu l’idée d’une inspection visuelle de sécurité en lien avec la lutte contre le bruit et la pollution.

D’autres pays européens peuvent faire de même

L’annonce a été faite à l’issue d’une visioconférence, mardi 13 avril, avec le chef du ministère des transports, et deux fédérations françaises de motards, la fédération française des motards en colère et la fédération française des sports motocyclistes. La FFMC est prête à « évaluer et à faire valoir contre Bruxelles et peut envisager d’éventuelles sanctions financières en cas de non-respect des directives sans motif valable pour la France. Cette dérogation a été obtenue en France lors de l’élaboration de la directive européenne 2014/45 sur les tests de stabilité routière, et la Finlande, l’Irlande et les Pays-Bas l’envisagent.

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